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Cap sur la dépression (Jocelyn Dupré)
Des conditions difficiles
L’été le stock de nourriture naturelle est à son maximum en effet les longues journées ensoleillées et les températures élevées de l’eau favorisent le développement (phénomène de photosynthèse) de toutes sortes d’herbiers, myriophylles, potamots…qui sont de véritables refuges aux escargots, écrevisses, crevettes, larves d’insectes et autres invertébrés qui servent de repas quotidien à nos gloutonnes. Les poissons sont donc parfaitement désintéressés des appâts et davantage axés sur leurs environnements naturels. De plus le niveau des lacs est à cette époque relativement haut ce qui ne facilite pas non plus les choses dans la mesure où les poissons sont plus dispersés que jamais dans la saison.
Du vent, de la pluie, des poissons …,
Lundi 13 août, je suis surpris d’observer sur le petit écran au bulletin météo, qu’une dépression atmosphérique est annoncée pour les prochains jours et qu’elle sera accompagnée d’ondées orageuses, de fortes précipitations et de vents extrêmement puissants. A la vue des images, je comprends rapidement que ma chance d’effectuer une belle pêche et de capturer un spécimen en plein été pourrait bien devenir réalité…je décide de me libérer quelques jours pour pêcher toute la période dépressionnaire et la période qui suit dans la mesure ou elle est souvent excellente en raison de la progression du nombre d’hectopascals.
J’équipe alors ma voiture prends avec moi l’essentiel de mon matériel et apporte ma combinaison favorite noix tigrés et Tiger nuts boilies. Lors de mon arrivé sur le lac, les vagues sont importantes, des creux de plus de 40 cm se forment et le vent à une orientation plein ouest en direction de la digue. De part sa violence, le vent est excellent car il participe à la réoxygénation du milieu et décolle par endroit la couche sédimentaire largement composée de chironomes, larves d’insectes, ce qui suscite l’euphorie des poissons blancs et des carpes. J’en veux pour preuve l’impressionnant nombre de touche des poissons blancs qui habituellement sont plutôt boudeurs… Les vagues créées, forment en bordure une bande d’eau turbide, boueuse dans une profondeur de 2 mètres sur une distance d’une trentaine de mètres du bord.
Une tactique payante
Ma stratégie est simple et consiste simplement à réaliser en limite de cette bande d’eau trouble et d’eau claire, un amorçage composé de petites graines, de noix tigré cassé et entières Dynamite Baits qui en raison de leur poids (extrêmement légères) ont tendance à flotter et se décoller du fond dans le mouvement des vagues. Mon montage était alors accompagné d’un bonhomme de neige, d’un hameçon SSBP taille 2 ainsi que de bouillettes Tiger Nuts monté sur un D rig dans 2,5 mètres. Le bas de ligne employé est de la tresse Cortex Fox.
Ma tactique est payante et je n’enregistrerais pas moins de 6 touches dans les jours qui suivent de poissons d’un poids moyen de 15 kilos avec en prime la prise d’un poisson exceptionnel, une massive miroir de 28 kilos qui m’offre un combat en plein coeur de l’après midi un combat extrêmement puissant…quel bonheur !